dimanche 4 août 2019

Etre quelqu'un de bien

L'été semble comme suspendu dans le temps. Je suis loin d'être la seule à ressentir ce truc bizarre qu'il y a dans l'air cette année, cette saison passe trop vite et nous parait à tous bien étrange. J'ai le sentiment de ne pas voir défiler les semaines, trop prise par mon job étudiant en agence immobilière. Je n'ai jamais vraiment aimé l'été, on dirait que nos vies sont comme mise sur pause et que Septembre est le nouveau départ que nous attendons tous. C'est très clairement le cas pour moi, surtout cette année. J'ai très envie de reprendre ma vie en main, car elle a été quelque peu déroutante ces derniers mois. Beaucoup de remise en question par ici, il est temps de vous faire part de ma réflexion.






Quel est le but de notre passage sur Terre ? C'est une question que je me pose régulièrement. Qu'ai-je envie de faire du temps qui m'est accordé ? Qui ai-je envie d'être durant ce court passage dans ce monde ? 
Je suis à un âge particulier, j'ai laissé l'enfance derrière moi mais je ne me sens pas encore réellement adulte même si j'ai goûté à certaines de ses responsabilités (coucou le monde du travail). Je sais ce que je veux et en même temps je ne suis pas vraiment sûre des choix que je fais, que ce soit pour moi ou pour les autres. La seule et unique certitude que j'ai, c'est que je veux être quelqu'un de bien. Je ne le suis pas complètement, aussi imparfaite que je puisse l'être, mais je tends dans cette direction. Faire le bien autour de moi, partager mes bonnes ondes, être là pour mes proches. Mais le tout sans s'oublier.
Ces derniers mois ont été compliqués, il a fait un peu sombre dans ma vie je l'avoue. J'ai souffert, comme chacun d'entre-vous et je n'ai pas encore guéri de certaines douleurs. Mais on se doit de se relever, péniblement certes, mais on se le doit parce que merde la vie est éphémère les gars. Chaque jour on voit le soleil se lever et se coucher, mais jusqu'à quand ? Serons-nous encore là demain ? Dans trois mois ? Nul ne le sais et c'est clairement pas la gamine de 21 ans que je suis qui pourra vous répondre.

Etre quelqu'un de bien ?

Je pense qu'être quelqu'un de bien passe par l'art se remettre en question. L'art ? Humains si faibles que nous sommes, il est parfois difficile de se demander si nous sommes des gens biens et il s'agit-là de tout un art. Trop happés par un quotidien étouffant, nous ne prenons pas suffisamment ce temps pour nous remettre en question. Je n'ai pas la science infuse et je ne prétendrais jamais être la meilleure pour parler de ça, mais j'estime que je le fais, aussi souvent que je le peux. Est-ce que je mérite ce qu'il m'arrive ? Est-ce que j'ai le droit d'être heureuse alors que tant de personnes ne le sont pas ? Le bonheur est si fugace après tout. Il est si aisé de le perdre mais quand est-il de le retrouver ? Tout peut s'effondrer, à tout instant, on le sait tous, on la trop souvent vécu, même à nos jeunes âges. Ouais, je sais, je me pose trop de questions. Mais je suis comme ça. Et j'ai malheureusement ce syndrome du manque de confiance en moi qui me pousse toujours à me poser ce genre de question. C'est important de se regarder dans un miroir et de se demander si nos actions sont toujours motivées par le bien, si nous promulguons l'amour autour de nous. 

Faire les bons choix ?

Qu'il y a t-il de plus difficile de savoir quels sont les bons choix pour nous ? Pour notre entourage ? 
Je suis depuis toujours tiraillé par ma raison et par mon cœur. Jusqu'à maintenant, la plupart de mes choix ont été motivés par ma raison, c'est elle qui guide ma vie, quitte à en être parfois malheureuse pour être honnête. Et j'avoue avoir beaucoup de mal à écouter mon coeur. Comment vous dire que j'ai peur ? J'ai peur de passer à côté de ma vie, j'ai peur de regretter, j'ai peur de passer à côté de mon insouciance, de l'essence même de mon existence. Mais j'ai peur des mauvais choix, peur de la souffrance, par dessus tout. 
Mais vous savez quoi ? Dans la vie on souffre, forcément, inéluctablement, inévitablement. J'ai lu dans un livre qui m'a marqué, qu'à défaut d'empêcher la souffrance, on peut choisir qui nous fait souffrir. J'ai trouvé cette expression poétiquement belle. Parce que ça me parait plutôt censé finalement. Alors, fais-je les bons choix ? Aucune idée, suffit d'essayer pour le savoir. Suffit de se laisser aller. Est-ce que ça me rend heureuse ? Est-ce que ça m'apporte quelque chose ? Si oui, pourquoi pourrait-on regretter ?

Etre guidé par la morale ?

Il est bien connu que la frontière entre le bien et le mal est bien fragile pas vrai ? Ce qui parait être innocent peut s'avérer parfois tragiquement mal, malsain ou triste. Mais il faut être capable d'une grande force morale pour pouvoir déceler ce genre de chose. Nous ne sommes que des humains après tout. J'ai moi-même essayé d'être toujours guidé par ma morale, j'ai souvent réussi mais j'ai aussi échoué, pensant de manière égoïste parfois. Mais cela se travaille, il faut apprendre de ses erreurs afin de ne pas les reproduire. C'est ainsi la meilleure chose à faire pour se laisser guidée par sa morale.

Etre reconnaissant ?

Enfin, il me semble important de terminer ma réflexion sur ce point essentiel. Nous passons littéralement notre vie à nous plaindre pour tout et pour rien. La plupart du temps sur des choses complètement insignifiantes, superficielles, égoïstes. Je pense que nous ne consacrons pas suffisamment de temps sur le fait d'être reconnaissant. Reconnaissant pour quoi au juste ? D'être en vie pour commencer. Nous ne réalisons que trop tard que la vie est un cadeau fragile et que nous avons une chance incommensurable d'être en vie, là tout de suite. Nous avons la chance d'être en bonne santé, de pouvoir nous lever, marcher, courir, rire, hurler, sourire, parler, entendre, voir. Nous sommes chanceux putain, je suis chanceuse, d'être là, de pouvoir vous écrire ici en ce jour. Nous ne mesurons que trop peu cette chance, moi la première. Ensuite, nous devrions être reconnaissant d'être entouré, d'être aimé, d'être soutenu. Je suis la première à me plaindre de ne pas l'être suffisamment alors que j'ai tout ce dont j'ai besoin sous les yeux. J'ai une famille, j'ai des amis. Je ne suis pas seule, loin de là. Et ceci n'est pas donné à tout le monde. Et évidemment, je suis reconnaissante pour tout le reste, j'ai un toit sur la tête, je mange à ma faim, j'ai des droits, j'étudie ce que je veux, je choisi mon avenir. Choses que beaucoup de filles de mon âge n'ont pas dans ce monde.

***

Parfois, il suffit de s'arrêter, dans cette course folle qu'est notre quotidien, pour se poser, admirer ce qu'on a accompli, ce qui nous entoure. Prendre du recul sur sa vie, sur son existence. Et se rendre compte que ça vaut le coup. Mais quoi donc ? Vivre. Vivre ça vaut le coup. Et même s'il nous arrive des merdes, même s'il peut faire bien sombre parfois, même si c'est dur, fatiguant ou douloureux, gardez tous à l'esprit que la vie est un don, ne le gâchez pas. Soyez la meilleure version de vous-même. Soyez des gens biens. Soyez heureux. Vivez pleinement.



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